4 questions à… Camille COMTE

1/ Samedi sur l’estrade après le match tu as pris un temps pour expliquer aux partenaires … , pourquoi cela t’a semblé nécessaire ?

Parce que je sais très bien qu’une seconde année est vécue différemment d’une première. Quand tu arrives de la 2ème division, comme l’an dernier, tout le monde comprend facilement qu’on est là pour découvrir, et voir si notre place est en LFH ou en haut de la 2ème division. Une fois que tu réussis à te maintenir, les choses sont perçues différemment l’année suivante. En arrivant tu ne peux être que raisonnable et modeste, mais la seconde année il n’y a plus cette crainte de la descente qui oblige les observateurs et « followers » à la précaution, à l’humilité.

 

2/ Tu trouves qu’il y a plus d’attente cette année ?

Oui, et je comprends pourquoi. Notre saison dernière a été progressive, on a gagné plus de matchs à la fin qu’au début, et la formule de playdown avec ce mini championnat décisif entre les petits laisse une impression un peu faussée. En fin de saison dernière on a gagné un match sur 2, alors on croit que ça va être notre rythme de croisière cette année. Mais ça ne sera pas le cas, ce rythme-là on l’a eu sur les 6 matchs de playdown et la toute fin de saison régulière où l’on a joué les 3 équipes qu’on a retrouvé en playdown. Quand tu joues 9 matchs sur les 12 derniers face aux 3 moins bonnes équipes, forcément c’est trompeur, ce n’est pas le niveau LFH. Entre fin août et la trêve de décembre on avait gagné un match sur 10. C’est juste ce qu’il est en train de se passer cette année. Je comprends que lorsqu’on soutien une équipe on a toujours envie qu’elle gagne, mais parfois on oublie un peu d’où l’on vient.

 

3/ Tu crois que l’on peut s’en sortir une seconde fois ?

Bien sûr je le crois, avec conviction même. Il faut toujours rappeler que c’est un championnat avec une formule particulière. Que jusqu’en avril les résultats ne servent quasiment à rien, disons très peu vu l’ampleur de l’investissement et du nombre de match d’une saison régulière. La preuve, l’équipe qui a fini dernière après les 22 matchs aller-retour n’est pas toujours descendu en D2. Il y a 6 matchs de playdown qui, ceux-là, sont réellement décisifs. Alors peut être que l’expérience stressante de l’an dernier donne envie à certain qu’on ne soit pas dans les 4 derniers et qu’on évite les playdown. Mais c’est complètement irréaliste. Le championnat est bien meilleur que l’an dernier, tous les connaisseurs disent qu’il n’a jamais été si relevé, grâce en partie à l’Euro qui se déroule en France en décembre. De notre côté, on a la même équipe que l’an passé, à une joueuse près. Si on fait le même résultat ce sera très bien. Ce qu’il faut qu’on arrive à faire c’est arriver à notre meilleur niveau au mois d’avril, tout le reste ne doit servir qu’à cela.

 

4/ C’est quand même normal que le public espère des victoires, non ?

Il a toujours été compréhensif, et ceux qui étaient là il y a un an se souviennent de notre début de saison. Il y a une vraie belle aventure qui s’écrit à Bourg de Péage. On a grandi très vite ces dernières années, c’est normal que le club consolide les fondations, investisse sur de nouveau projet sur la formation, l’événementiel ou la diversification de nos prestations aux partenaires. Jouer un maintien par les playdown et refaire une saison similaire que l’an passée c’est aussi un signe de stabilité. Parfois il ne faut pas vouloir aller trop vite. Si le public veut continuer à voir des championnes du monde au Vercors il doit comprendre que c’est la bonne stratégie. Mais j’aimerai qu’on réussisse un jour à faire changer cette formule de championnat. Relancer tout le suspense en avril c’est contre-productif pour la structuration des petits clubs, ça créée plus d’incertitude que nécessaire, car ce n’est pas une bataille pour un titre comme des playoff. D’ailleurs des formules avec des playoff il en existe, en TOP 14 par exemple, mais avec des playdown il n’y en a plus beaucoup. Sauf dans les ligues féminines, au basket et au volley il me semble. Si on veut se professionnaliser, il faut s’inspirer des championnats masculins, les playdown ça n’existe pas en D1 masculine de foot, de hand, de rugby, de basket, etc… Mais bon on s’adapte, faut être prêt sur 6 matchs c’est le cap, je suis confiant on se maintiendra.

Propos de Camille COMTE, entraîneur LFH

CLASSEMENT LFH 2018-2019
1METZ24 pts
2BREST BRETAGNE23 pts
3PARIS 9220 pts
4ES BESANÇON FEMININ19 pts
5OGC NICE CÔTE D'AZUR17 pts
6CHAMBRAY TOURAINE16 pts
7NANTES ATLANTIQUE16 pts
8TOULON ST CYR14 pts
9JDA DIJON HAND13 pts
10FLEURY LOIRET12 pts
11BOURG DE PEAGE DROME HANDBALL10 pts
12ST AMAND8 pts
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